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	<title>Les &#233;ditions Black-out</title>
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		<title>Une annonce scotch&#233;e</title>
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		<description>Une annonce scotch&#233;e sur la vitrine d'un bar tabac &#233;picerie et salon de coiffure dans les tr&#232;s bons jours ; une annonce &#224; l'encre noire, caract&#232;res gras sur papier blanc et qui se r&#233;sumait en deux lignes : &#171; En plein c&#339;ur de la campagne Limousine, venez voir l'homme qui attend&#8230; &#187;. Pas de lieu, pas d'horaire, seul un patron de bar toujours entre deux possibles, la poursuite du coude qui se l&#232;ve ou l'arr&#234;t imm&#233;diat, sa capacit&#233; &#224; renseigner en d&#233;pendait. Curieux de cette annonce, j'allais donc vers cet homme (...)

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&lt;div&gt;Une annonce scotch&#233;e sur la vitrine d'un bar tabac &#233;picerie et salon de coiffure dans les tr&#232;s bons jours ; une annonce &#224; l'encre noire, caract&#232;res gras sur papier blanc et qui se r&#233;sumait en deux lignes : &#171; En plein c&#339;ur de la campagne Limousine, venez voir l'homme qui attend&#8230; &#187;. Pas de lieu, pas d'horaire, seul un patron de bar toujours entre deux possibles, la poursuite du coude qui se l&#232;ve ou l'arr&#234;t imm&#233;diat, sa capacit&#233; &#224; renseigner en d&#233;pendait. Curieux de cette annonce, j'allais donc vers cet homme qui laissait appara&#238;tre une sorte de dignit&#233;, de tenue qui ne tient pas et qui ne me laissa pas le temps d'&#233;mettre le moindre mot : &#171; Vous, avec la t&#234;te que vous avez, c'est pour l'homme qui attend, alors c'est pas compliqu&#233;&#8230; &#187; Et ainsi le patron m'expliqua avec l'aide d'une voix f&#233;minine venue de l'arri&#232;re boutique, la route &#224; prendre et les horaires de visite : lieu-dit &#171; le Prado &#187; de 9h &#224; 12h et de 14h &#224; 17h, nocturne tous les samedis de 21h &#224; 23h. Apr&#232;s, son coude se leva &#224; nouveau, d&#233;fiant l'arr&#234;t imm&#233;diat, il en &#233;tait fini de sa capacit&#233; &#224; renseigner, j'avais de la chance. Je sortis de la boutique accompagn&#233; du regard jovial de deux consommateurs qui semblaient appartenir au mobilier du lieu.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Il &#233;tait 10h 30, j'avais donc le temps de me rendre au &#171; Prado &#187;, je suivis les indications et, tr&#232;s vite, &#224; la sortie du village, j'aper&#231;us les premiers panneaux. Toute une signal&#233;tique avait &#233;t&#233; mise en place, on pouvait y lire &#171; L'homme qui attend &#187;, avec une fl&#232;che pour le sens &#224; suivre, je me mis donc en route, suivant chaque panneau qui me conduisait sur une petite route d'une campagne de plus en plus profonde. Les kilom&#232;tres pass&#232;rent et cette route n'en finissait pas, parfois elle n'&#233;tait plus que chemin, qui reprenait bitume quelques distances plus loin, je commen&#231;ais &#224; douter de cette annonce. Quelle curiosit&#233; m'avait pouss&#233; ainsi &#224; la recherche de cet homme qui attend ? Enfin, j'&#233;tais trop engag&#233;, je continuai donc. Il &#233;tait &#224; pr&#233;sent 11h45 quand bizarrement la route et la signal&#233;tique de l'homme qui attend sembl&#232;rent me ramener au village, oui c'&#233;tait cela, je revenais au village sur la place m&#234;me o&#249; se tenait le bar &#233;picerie. Mon regard fut alors attir&#233; par l'enseigne &#224; laquelle je n'avais pas pr&#234;t&#233; attention, on pouvait lire &#171; Le Prado Bar Epicerie Coiffeur &#187;. Stup&#233;fait je rentrai dans le bar, le patron &#233;tait l&#224;, dans une immobilit&#233; vacillante :&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&#171; Eh oui, l'homme qui attend, c'est moi&#8230; Qu'est ce que je vous sers ? D&#233;p&#234;chez-vous, je ferme &#224; midi&#8230; &#187;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;St&#233;phane Georget&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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