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	<title>Les &#233;ditions Black-out</title>
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		<title>Les &#233;ditions Black-out</title>
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		<title>Je suis une immense erreur judiciaire</title>
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		<description>Je suis une immense erreur judiciaire. Une semaine de garde-&#224;-vue dans la cellule du Puy avec une pute et un clochard odorants, effluves crois&#233;s d'Harley Davidson et de pelure d'oignon (le vin et le l&#233;gume), je marine, pour un soi-disant crime odieux. Dans ce putain de trou pour la premi&#232;re fois de ma vie, je le jure sur ce que j'ai de plus pr&#233;cieux. Mais qu'est ce que je poss&#232;de de pr&#233;cieux aujourd'hui ? Une semaine &#224; d&#233;crypter au plafond le parcours d'une blatte. Quand va-t-elle se d&#233;cider &#224; tomber (...)

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&lt;a href="http://www.les-editions-black-out.com/-L-odeur-de-l-eau-C-Brissart-.html" rel="directory"&gt;L'odeur de l'eau C.Brissart&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;Je suis une immense erreur judiciaire. Une semaine de garde-&#224;-vue dans la cellule du Puy avec une pute et un clochard odorants, effluves crois&#233;s d'Harley Davidson et de pelure d'oignon (le vin et le l&#233;gume), je marine, pour un soi-disant crime odieux. Dans ce putain de trou pour la premi&#232;re fois de ma vie, je le jure sur ce que j'ai de plus pr&#233;cieux. Mais qu'est ce&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;que je poss&#232;de de pr&#233;cieux aujourd'hui ? Une semaine &#224; d&#233;crypter au plafond le parcours d'une blatte. Quand va-t-elle se d&#233;cider &#224; tomber dans ma gamelle ? Non, sans d&#233;c', une vraie gamelle en t&#244;le avec un vague brouet o&#249; tentent de surnager quelques rondelles de carotte tandis qu'un bout de navet se bat avec un quignon de pain. Je l'ai balanc&#233; dans la soupe trop claire, il &#233;tait rassis. J'attends la suite, en vain. C'est comme dans les films de guerre de 14, la m&#234;me gamelle, la m&#234;me soupe. &#199;a m'aidera &#224; maigrir. Il y a longtemps que je n'avais pas positiv&#233;. Le clochard :&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&#171; Tu bouffes &#231;a, toi ? Tu n'as donc aucune fiert&#233;... &#187;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La pute :&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&#171; Je peux ? J'adore, moi, la soupe. &#187;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le clochard pousse la gamelle en secouant la t&#234;te, je m'attends &#224; en voir surgir des milliers de puces, mais non. Une semaine de garde-&#224;-vue, uniquement parce qu'une des bagues que portait le bras de la victime, c'est moi qui l'avait achet&#233;e, le bijoutier le certifie et je ne le nie pas. Est-ce un crime pour un vieux solitaire que de tenter d'app&#226;ter une riche&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;biche avec de la joaillerie authentique ?... &#192; quoi servirait de travailler dans une banque si l'on ne pouvait offrir ce luxe &#224; une inconnue ? L'effet magique d'Impulse, place Vend&#244;me... J'ai un alibi, j'&#233;tais en bo&#238;te &#224; Limoges le soir du meurtre, mais ni le t&#244;lier ni la junkie tout de noir v&#234;tue ne me reconnaissent. Normal, je suis transparent... De plus, vu la cuite inscrite au livre des records qui s'ensuivit, ma m&#233;moire fonctionne au courant alternatif. Me souviens en vrac du m&#232;tre d'orgasme, que doivent ignorer les policiers du Puy car &#224; l'annonce de cette r&#233;jouissance ils ont m&#233;chamment fronc&#233; les sourcils, de la carpe qui se d&#233;bat dans le bocal de&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;la t&#233;l&#233;, ils pourront v&#233;rifier l'horaire de l'&#233;mission, de mon s&#233;jour prononc&#233; yeux dans les yeux avec la lunette de mes W.C.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Pas de mobile apparent... Si j'avais d&#251; saucissonner toutes les femmes dont j'ai essuy&#233; un refus... Bref, innocent comme un agneau &#224; na&#238;tre.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Oh, juste un truc. Je porte des traces de coups, preuve selon eux que la victime athl&#233;tique se serait d&#233;fendue... J'avoue que &#231;a, je ne me l'explique pas ; et pourquoi ne seraient-ce pas les flics eux-m&#234;mes, pour me faire parler ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Je hurle :&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Laissez-moi sortir, je n'ai rien fait ! &#187;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Coup de matraque sur les doigts.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Tiens, comme quand j'&#233;tais gosse,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;chacun a la Madeleine de Proust qu'il m&#233;rite...&lt;/h3&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Et si la campagne ?</title>
		<link>http://www.les-editions-black-out.com/Et-si-la-campagne.html</link>
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		<dc:date>2009-02-25T12:12:13Z</dc:date>
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		<dc:creator>Blackout</dc:creator>



		<description>Moi le rat des villes, la solution de la paix de mon &#226;me passerait peut-&#234;tre par le glouglou des ruisseaux et les coin-coin des oiseaux, le silence du silence et la sueur saine des paysans ; les pommes cueillies &#224; l'arbre et les noisettes cass&#233;es au risque de se casser les dents. Et les longues marches solitaires. D'autant que la premi&#232;re exp&#233;rience de fugue rurale fut plut&#244;t une r&#233;ussite. Faisons les choses bien. La mallette. Celle qui m'a fait r&#234;ver enfant, la mallette en osier avec assiette (...)

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&lt;a href="http://www.les-editions-black-out.com/-L-odeur-de-l-eau-C-Brissart-.html" rel="directory"&gt;L'odeur de l'eau C.Brissart&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;Moi le rat des villes, la solution de la paix de mon &#226;me passerait peut-&#234;tre par le glouglou des ruisseaux et les coin-coin des oiseaux, le silence du silence et la sueur saine des paysans ; les pommes cueillies &#224; l'arbre et les noisettes cass&#233;es au risque de se casser les dents. Et les longues marches solitaires. D'autant que la premi&#232;re exp&#233;rience de fugue rurale fut plut&#244;t une r&#233;ussite.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Faisons les choses bien. La mallette. Celle qui m'a fait r&#234;ver enfant, la mallette en osier avec assiette couverts en inox et gobelet de m&#233;tal, et alv&#233;ole pour le sel et alv&#233;ole pour le poivre. Thermos pour le caf&#233;, thermos pour l'eau fra&#238;che. Changeons de magasin. La campagne c'est le pique-nique, &#224; l'ombre d'un arbre, assis sur une nappe d&#233;ploy&#233;e sur l'herbe. Le saucisson, le bon gros vieux saucisson boursoufl&#233; et le p&#226;t&#233;... de campagne &#233;videmment !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Un poulet r&#244;ti.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Non, pas de poulet r&#244;ti, trop de mauvais souvenirs, jambons cornichons camembert yaourt &#224; boire, une tomate pour le r&#233;gime ; mon sac p&#232;se cinq kilos.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	J'ai choisi un circuit balis&#233; comme une piste d'Indien. Je gare mon char. D&#232;s que je saute de ma Ford le silence m'oppresse. Juste le bruit du vent... J'inspire un bon bol d'air charg&#233; de l'odeur du fumier et je sors les affaires du coffre. Sac &#224; dos, mallette-nappe pliante... Ferai pas trois kilom&#232;tres avec cet harnachement. J'abandonne la nappe et le pliant que j'ai achet&#233;s expr&#232;s, ils me serviront pour pique-niquer dans mon salon. Je lutte s&#233;v&#232;re pour enfiler le sac &#224; dos, un bras mais pas l'autre : les bretelles sont trop courtes. C'est alors que je m'aper&#231;ois que j'ai oubli&#233; l'ustensile indispensable du randonneur : le K-Way. Bien que le ciel soit bleu de cobalt, j'appr&#233;henderai tout le trajet une sournoise averse. Le sac sur le dos, la mallette &#224; la main, je suis fin pr&#234;t.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Cinq cents m&#232;tres, le doute m'envahit : ai-je ferm&#233; ma voiture, dans ce pays de sauvages ? Demi-tour. Ce coup-ci, c'est parti, il est dix heures le soleil cogne. Le sentier d&#233;marre sur une petite route, je marche sur le rebord, j'aurais pas d&#251; chausser des sandales, des gravillons rebelles s'insinuent entre mes orteils, &#224; peine j'en shoote un qu'un autre prend le relais. Je suis le premier homme &#224; randonner au pas de l'oie.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Mais petit &#224; petit, comme un drap de soie qui tomberait l&#233;g&#232;rement du ciel, je me sens envahi d'une paix int&#233;rieure, je souris aux oiseaux, je m'&#233;meus &#224; la moindre fleur, je souffle moins, le c&#339;ur se calme.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le Nirvana.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Onze heures, quatre kilom&#232;tres, casse-cro&#251;te. J'allais m'asseoir sur un tronc. Un bruit furtif de branchettes qui cassent de feuilles qui remuent : mulot ? l&#233;zard ? serpent ? Je choisis un b&#226;ton de noisetier et tape sur la souche pour faire fuir le mal. Je m'assieds enfin, apr&#232;s moult tours sur moi-m&#234;me, comme un chien de chasse. Saucisson, que je d&#233;vorerai &#224; larges tranches, oubli&#233;s les filigranes de rosette que l'on pique du bout de la fourchette. Je sors le rouge : Morgon, c'est la f&#234;te. Je cherche, d'abord calme puis hyst&#233;rique, le tire-bouchon, pas de doute, je l'ai oubli&#233;. De rage et d'envie, je casse le goulot de la bouteille convoit&#233;e, me coupe un peu, l'&#233;preuve fait partie de l'aventure, je suce un moment le sang de la plaie minuscule, et sors le gobelet pr&#233;cieux de la mallette en osier. Le rouge est chambr&#233;, d'une chambre de malade. Je m'allonge sur un lit de feuilles s&#232;ches, ferme les yeux ; et les ouvre tout soudain, dix mille pattes envahissent mon corps : je me suis allong&#233; sur une fourmili&#232;re. Je prends le parti d'en sourire :&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Tu t'rappelles on s'&#233;tait couch&#233;s,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Sur un millier de fourmis rouges&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Aucun de nous deux n'a boug&#233;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les fourmis rouges&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Est-ce que quelque chose a chang&#233; ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Couchons nous sur les fourmis rouges&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Pour voir si l'un de nous deux bouge...&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; Voir si quelque chose a chang&#233;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Sacr&#233; Jonasz...&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Je me d&#233;place tout de m&#234;me en urgence, lorsqu'une fourmi plus t&#233;m&#233;raire ou plus affam&#233;e, se d&#233;cide &#224; visiter l'une de mes narines.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Je me suis surpris &#224; m'endormir et le soleil en pleine face s'est charg&#233; de me r&#233;veiller. J'allais partir, mais je ne vois plus la marque, le trait d'Indien jaune et vert qui me guide &#224; l'aveugle... Pourtant, quand je me suis arr&#234;t&#233;... Je cherche partout - d&#233;but de panique -, je me rends vers une ferme d&#233;labr&#233;e, une porte baille dans un cri, je vois briller le canon d'un fusil... Je me pr&#233;pare &#224; prendre mes deux jambes plus haut que mon cou.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	&#171; Vous d&#233;sirez ? &#187;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Le canon du fusil n'&#233;tait que l'embout d'un arrosoir de zinc.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Le charmant papy &#224; l'accent hollandais m'explique avec force d&#233;tails le chemin &#224; prendre les points de vue, les pi&#232;ges &#224; &#233;viter. Apr&#232;s un quart d'heure de palabres mon esprit s'envole.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	&#171; Hein ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Ou...Oui ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Vous prendrez bien une petite goutte ? &#187;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Une petite goutte, deux, trois, soixante degr&#233;s par plus de trente degr&#233;s... Je repars avec mon sac &#224; dos et mon mal de t&#234;te, je remercie chaleureusement l'homme. En repartant, je butte sur un caillou, le caillou est plus dur que mon orteil, et je tombe le nez dans une touffe de marguerites. &#192; cet instant je me rends compte que je suis en train de vivre une de mes r&#233;dactions d'antan. J'avais eu une note respectable. Sauf que dans la r&#233;daction, les marguerites ne puaient pas.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Une heure de marche il fait chaud j'ai mal aux jambes, sept kilom&#232;tres de faits, encore autant &#224; parcourir. Je m'assois, inspecte le plan, une petite route coupe le circuit en deux. Non. Pas le raccourci, j'ai ma fiert&#233;. Je suis assis &#224; l'ombre, autant en profiter pour d&#233;jeuner. Je m'&#233;tonne de la claque qu'a ramass&#233;e le Morgon r&#233;cup&#233;r&#233; dans le Thermos d'eau, et le saucisson sue un peu. Deux cent cinquante grammes de cornichons, la prochaine fois j'&#233;viterai, je les sens encore me br&#251;ler les &#233;paules... Je ne touche pas &#224; la tomate. Au m&#233;pris de la diarrh&#233;e, je bois d'un coup mon yaourt &#224; boire. Sieste. Je repars. La diarrh&#233;e pr&#233;vue arrive, ignorant les vip&#232;res, j'ai juste le temps de sauter dans un taillis pour m'abriter des regards indiscrets, m&#234;me s'il n'y a pas &#226;me qui vive &#224; des kilom&#232;tres. Je m'accroupis en &#233;quilibre pr&#233;caire, pense que je suis d&#233;finitivement nul en gym ; je me d&#233;boutonne, sans regarder le pantalon c'est difficile, mais l'ennemi est tapi sous les feuilles. Les effets aux chevilles, c'en est trop et je bascule. Rouge de honte je reprends la posture champ&#234;tre et soudain la cavalerie du yaourt &#224; boire, je ne pensais pas que c'&#233;tait aussi rapide... Ensuite, et c'est toute la po&#233;sie bucolique de la randonn&#233;e, s'essuyer avec des feuilles s&#233;ch&#233;es par le soleil qui s'effritent &#224; la moindre pression. Apr&#232;s un quart d'heure de lutte je sacrifie le slip et le remonte avec une poign&#233;e de feuilles coll&#233;es.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;C'est d&#233;cid&#233;, je prendrai le raccourci.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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