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	<title>Les &#233;ditions Black-out</title>
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		<title>Les &#233;ditions Black-out</title>
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		<title>Pens&#233;e post traumatique</title>
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		<dc:creator>Blackout</dc:creator>



		<description>Pens&#233;e post traumatique. Non, je ne pensais pas, en quittant ce chemin, En entrant sur la route, blanchie d&#232;s le matin Non, je ne pensais pas tomber dans ce gu&#234;pier, Et perdre en un instant mes plus belles id&#233;es. Merde, je suis tomb&#233;, glissant si lourdement Que je ne me souviens plus du tout de l'instant. Merde, je suis tomb&#233;, et ma t&#234;te a tout pris. Elle f&#251;t traumatis&#233;e par ce choc ennemi. Non, je ne pensais pas si t&#244;t dans cette vie Perdre la t&#234;te ainsi, si b&#234;tement aussi. Vraiment, je ne (...)

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&lt;a href="http://www.les-editions-black-out.com/-Pierre-Bureau-.html" rel="directory"&gt;Pierre Bureau&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;Pens&#233;e post traumatique.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Non, je ne pensais pas, en quittant ce chemin,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;En entrant sur la route, blanchie d&#232;s le matin&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Non, je ne pensais pas tomber dans ce gu&#234;pier,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Et perdre en un instant mes plus belles id&#233;es.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Merde, je suis tomb&#233;, glissant si lourdement&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Que je ne me souviens plus du tout de l'instant.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Merde, je suis tomb&#233;, et ma t&#234;te a tout pris.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Elle f&#251;t traumatis&#233;e par ce choc ennemi.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Non, je ne pensais pas si t&#244;t dans cette vie&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Perdre la t&#234;te ainsi, si b&#234;tement aussi.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Vraiment, je ne pensais en arrivant ici&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Ne plus penser jamais, jamais plus de ma vie.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Pierre Bureau&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Avant la nuit</title>
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		<description>Avant la nuit D'autres s'abandonneraient sans lutter aux ab&#238;mes de l'inconscience, d'autres attendraient avec impatience cet instant b&#233;ni ou la vie s'enfuit, d'autres se coucheraient face &#224; l'insouciance. Un monde meilleur, un ailleurs o&#249; le ma&#238;tre est inconnu, nouveau &#224; chaque fois, r&#233;gnant &#224; chaque fois sur un monde nouveau. Dont je fais partie. Tant ne veulent pas mais y sont oblig&#233;s. Tant bataillent et se blessent et se torturent et s'abrutissent pour &#233;viter le n&#233;ant. Le n&#233;ant noir o&#249; tout fout le (...)

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&lt;a href="http://www.les-editions-black-out.com/-Fabrice-Garcia-Carpintero,78-.html" rel="directory"&gt;Fabrice Garcia-Carpintero&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;Avant la nuit&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	D'autres s'abandonneraient sans lutter aux ab&#238;mes de l'inconscience, d'autres attendraient avec impatience cet instant b&#233;ni ou la vie s'enfuit, d'autres se coucheraient face &#224; l'insouciance. Un monde meilleur, un ailleurs o&#249; le ma&#238;tre est inconnu, nouveau &#224; chaque fois, r&#233;gnant &#224; chaque fois sur un monde nouveau. Dont je fais partie. Tant ne veulent pas mais y sont oblig&#233;s. Tant bataillent et se blessent et se torturent et s'abrutissent pour &#233;viter le n&#233;ant. Le n&#233;ant noir o&#249; tout fout le camp. P&#233;remptoire parapet &#224; sauter, passage obligatoire entre deux &#233;pais murets, entre calvaire et divine bont&#233;. Assis en tailleur &#224; l'entr&#233;e, j'attends mon heure. Surplomb&#233; de tant de pens&#233;es imbriqu&#233;es, j'attends mon heure. Enclav&#233; par tout ce doute accumul&#233;, j'attends mon heure. Et je me retrouve enferm&#233;. Cloisonn&#233;. Et tout s'embo&#238;te, me saisit et se d&#233;bo&#238;te, le sol se d&#233;robe sous mes pieds. Je m'envole. Il me vole. Il y est encore arriv&#233;. Il m'a encore vol&#233;. Lui.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ecriture forc&#233;e</title>
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		<description>C'est en ouvrant le tiroir du bureau qu'il ressentit un l&#233;ger malaise : &#224; la place des stylos, une t&#234;te de poulet finissait de tacher les multiples cahiers d'&#233;coliers. Qui avait fait &#231;a ? Il le savait d&#233;j&#224;, il savait aussi de quelle mani&#232;re il r&#233;pondrait &#224; l'auteur de cette petite mise en sc&#232;ne. C'&#233;tait un miracle que ce qu'il reste de ce poulet soit arriv&#233; jusqu'ici, pensait Euclide qui ne pouvait donc pas se permettre de laisser passer cette occasion, aussi, sa r&#233;ponse devrait &#234;tre exemplaire. Mais pour (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;C'est en ouvrant le tiroir du bureau qu'il ressentit un l&#233;ger malaise : &#224; la place des stylos, une t&#234;te de poulet finissait de tacher les multiples cahiers d'&#233;coliers.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Qui avait fait &#231;a ? Il le savait d&#233;j&#224;, il savait aussi de quelle mani&#232;re il r&#233;pondrait &#224; l'auteur de cette petite mise en sc&#232;ne. C'&#233;tait un miracle que ce qu'il reste de ce poulet soit arriv&#233; jusqu'ici, pensait Euclide qui ne pouvait donc pas se permettre de laisser passer cette occasion, aussi, sa r&#233;ponse devrait &#234;tre exemplaire. Mais pour l'instant, il fallait faire dispara&#238;tre les traces de ce crime. Si ses colocataires venaient &#224; d&#233;couvrir l'incident, il &#233;tait bon pour la prison.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	En effet, il faut savoir qu'apr&#232;s la premi&#232;re crise mondiale de 2010, les viandes avaient &#233;t&#233; interdites sur le territoire europ&#233;en. Les dangers de contamination &#233;taient trop importants en raison des conditions hygi&#233;niques devenues d&#233;plorables. Seul le g&#233;ant de l'agro-alimentaire, Mc Donald, avait, suite &#224; un contrat d'une somme colossale, pass&#233; avec le gouvernement fran&#231;ais, le droit de vendre steaks et ailerons de poulets, &#224; la seule condition que leur teneur en viande ne d&#233;passe pas les 3% et que les clients acceptent, apr&#232;s consommation, de boire un antibiotique et de passer le SAS de d&#233;contamination &#224; la sortie du fast food.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Il n'y avait pas de temps &#224; perdre pour Euclide, il fallait agir avant que l'odeur de la viande ne le fasse accuser d'attentat. Il enfila un blouson, d&#233;logea une carte d'identit&#233; minutieusement nich&#233;e sur une des poutres soutenant le plafond qu'il rangerait ensuite dans son portefeuille, puis sorti sans faire de bruit pour ne pas r&#233;veiller les quelques colocataires restants ; les autres &#233;tant quant &#224; eux - et &#231;a tombait bien - d&#233;j&#224; partis travailler.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Click, clap, vroum. La vieille auto d&#233;marrait en direction du supermarch&#233; le plus &#224; l'Est de la ville. Euclide y acheta trois bouteilles de Cola de 5 litres (le dernier format &#224; la mode), un pot de peinture (bleu pacifique), et le rouleau qui allait avec. Il n'avait pas besoin de plus, la caissi&#232;re lui offrit un bon pour un plein gratuit, bon, soit dit en passant, offert &#224; tous les clients pour plus de 8 &#8364; d'achat. C'&#233;tait en grande partie pour cela qu'il &#233;tait venu ici. L'essence ne co&#251;tait certes presque plus rien, mais il &#233;tait difficile d'en trouver, plus beaucoup de commer&#231;ants n'en faisaient la distribution, les recharges pour voitures &#233;lectriques devenues, d&#233;sormais, plus lucratives et les mesures antipollution tendaient &#224; faire dispara&#238;tre cette bonne vieille gazoline.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Peu avant la sortie du magasin il d&#233;crocha calmement un extincteur qu'il posa tout aussi naturellement dans son caddie, &#224; c&#244;t&#233; des imposantes bouteilles de Cola. Il faisait un temps ex&#233;crable dehors, terrible averse, orage ; &#233;clairs et coups de tonnerre en boucle, et tant mieux, personne ne pr&#234;terait attention au contenu de son caddie comme &#231;a&#8230; Une fois l'extincteur et le mat&#233;riel de peinture plac&#233; au fond du coffre, il ouvrit les bouteilles de Cola qu'il vida quelques secondes apr&#232;s, une &#224; une, m&#233;langeant leur contenu &#224; la mare d'eau qui submergeait le parking.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Click, clap, vroum, direction le point d'essence&#8230;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	&#171; Monsieur, le salua le caissier, votre carte d'identit&#233; s'il vous pla&#238;t.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- La voici&#8230; En revanche, pouvez-vous, si possible, remplir les bouteilles plut&#244;t que mon r&#233;servoir ? Je pars &#224; Vierzon, une semaine, et j'ai bien peur de ne pas trouver d'essence dans le centre&#8230;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Mon pauvre monsieur&#8230; Allez, c'est entendu, je ne voudrais pas participer &#224; votre calvaire&#8230; Fit le caissier tout en num&#233;risant sa carte d'identit&#233;. Mais faites tout de m&#234;me attention, c'est devenu la jungle l&#224;-bas, on dit que dans cette partie du pays, le ch&#244;mage touche d&#233;sormais trois-quarts de la population&#8230; Et je ne vous parle pas de l'ins&#233;curit&#233;&#8230;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Merci, je suis au courant de la situation, c'est une catastrophe&#8230;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Bon courage, et prenez garde ! &#187;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Impeccable, il a tout aval&#233;, se dit-il en remontant en voiture.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Click, clap, vroum, retour &#224; la maison&#8230;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Clap, tock, click, personne&#8230; Retour &#224; la voiture, ouverture du coffre, deux allers-retours, pour remonter le tout, clap, click.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Pas de temps &#224; perdre, il n'y a personne, c'est maintenant ou jamais.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Pas de marche arri&#232;re, une excuse ? Pour &#231;a, on verra plus tard.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	L'adr&#233;naline monte, cigarette sur cigarette depuis qu'il a quitt&#233; la station essence, il vide la premi&#232;re bouteille dans le tiroir, tant pis pour les cahiers, de toute fa&#231;on il ne repr&#233;sentaient pour lui qu'un moyen de s'occuper en cours, ils n'&#233;taient, en dehors de ce contexte, jamais ouverts. La seconde bouteille, quant &#224; elle, impr&#233;gnera le bureau. Les vapeurs p&#233;n&#233;tr&#232;rent, de toute leur force, les narines d'Euclide qui, &#224; ce moment pr&#233;cis, sentit monter en lui toute la rage qu'il avait accumul&#233; ces derniers mois. Que faire du pot de peinture ? Trop perturb&#233;, il ne savait m&#234;me plus pourquoi il l'avait achet&#233;. Apr&#232;s l'avoir ouvert, non sans mal, il le vida par terre, autour du bureau, &#231;a masquerait un peu les odeurs d'essence.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Click, phrrrrrrrrr&#8230; Le bureau s'embrase en un temps record, Euclide contemple le spectacle, fascin&#233;, les flammes renforcent son envie de vengeance, la chaleur ambiante est &#233;touffante, l'air irrespirable, extincteur en main, il tente de rester vigilant, il ne faut pas s'intoxiquer mais il ne faut pas non plus s'&#233;loigner, pulv&#233;risant r&#233;guli&#232;rement de la mousse pour &#233;viter que les flammes, trop importantes n'atteignent le plafond. Il ne reste &#224; pr&#233;sent que des cendres du bureau, plus aucune trace de poulet. La pi&#232;ce est noire de suie. Euclide aussi.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Il est maintenant temps de contre-attaquer, une br&#232;ve douche et quelques allers-retours aux toilettes pour vomir les particules absorb&#233;es laiss&#232;rent &#224; Euclide le temps de reprendre ses esprits. Filons avant que quelqu'un ne rentre, il n'avait ni le temps, ni les pr&#233;textes pour justifier ce qui s'&#233;tait pass&#233; ici.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Click, clap, vroum, le voil&#224; parti pour Uzerche, c'est dans les environs qu'il rendrait une petite visite au commanditaire de cette mascarade. Zongo. C'&#233;tait son nom. Un ex-colocataire qu'Euclide avait connu il y a quelques ann&#233;es de &#231;a. Ecrivain et po&#232;te de talent, sorte de gourou, &#224; mi-chemin entre marabout et chef de secte, il avait fait de ses anciens lecteurs, les plus fid&#232;les de ses disciples, endoctrin&#233;s par le flux de textes et de paroles que Zongo leur proposait. Le temple se situait dans une for&#234;t, &#224; cinq kilom&#232;tres au Sud d'Uzerche, Euclide le savait, les mises en sc&#232;ne &#224; r&#233;p&#233;tition dont il avait &#233;t&#233; le t&#233;moin &#233;taient le plus souvent suivies d'une invitation &#224; venir se lib&#233;rer au dit temple, afin d'atteindre le Black-out spirituel. Zongo lui avait dans un premier temps propos&#233; de le rejoindre aimablement, lui assurant de suivre une formation de sous-gourou, suite &#224; laquelle il disposerait de tous les outils pour, &#224; son tour, d&#233;velopper le culte, et surtout le business dans les autres r&#233;gions de France. Apr&#232;s quelques refus polis d'Euclide, les propositions se transform&#232;rent en menaces, il re&#231;ut fr&#233;quemment des colis dans lesquels il pouvait trouver le doigt qu'un disciple avait sacrifi&#233; pour la cause. Un doigt, ce n'&#233;tait pas bien grave, tant pis pour l'idiot qui avait fait &#231;a, se disait Euclide &#224; chaque fois, mais une t&#234;te de poulet, s'en &#233;tait trop, sachant que le simple fait de poss&#233;der un animal &#233;tait de nos jours assimil&#233; &#224; un acte de terrorisme biologique.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Il n'&#233;tait &#224; pr&#233;sent plus qu'&#224; une dizaine de minutes du temple, plus il approchait, plus sa d&#233;termination &#224; dissoudre cet empire s'intensifiait.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	&#171; La mort ou la prison m'y attendent peut-&#234;tre, mais si je fais &#231;a, je le fais aussi pour sauver les futurs victimes et lib&#233;rer les adeptes &#187; pensait Euclide, qui n'avait gu&#232;re &#224; perdre, la crise avait plong&#233; le monde dans un chaos tel, que l'avenir ne pouvait laisser esp&#233;rer une accalmie de la situation.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Click, clap, la voiture &#233;tait d&#233;sormais gar&#233;e au bout du chemin comme indiqu&#233; dans le prospectus. Il fallait maintenant attendre, un ap&#244;tre passerait le chercher pour le guider au temple &#233;tabli plus profond&#233;ment dans la for&#234;t.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Apr&#232;s quelques cigarettes &#224; attendre, un disciple surgit des buissons.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	&#171; Suivez-moi, dit-il d'un ton press&#233;.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Ils s'engag&#232;rent dans la for&#234;t, luttant contre les branches et les bourbiers. Apr&#232;s approximativement une heure de marche, le temple se dressa &#224; l'horizon, on ne distinguait que de petites lumi&#232;res. Euclide &#233;tait d&#233;sorient&#233;, tremp&#233;, &#233;puis&#233;, au bord de la crise de nerf. Et la nuit tomba sans m&#234;me qu'il n'eut le temps de s'en apercevoir.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	L'ap&#244;tre frappa six coups &#224; la porte, puis six autres. La porte s'ouvrit alors, personne derri&#232;re&#8230; Etrange&#8230; Ils s'avanc&#232;rent de quelques pas.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	&#171; Asseyez-vous ici et attendez-le. &#187;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Il devait sans doute parler du Chef&#8230;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Clap, click, en sortant, l'ap&#244;tre avait pris soin de fermer la porte &#224; cl&#233;.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	Euclide, assis devant une imposante table, contemplait la pi&#232;ce. Elle &#233;tait vaste et vide, sans aucune fen&#234;tre, sans aucun meuble except&#233; cette immense table. Un stylo et quelques feuilles de papier avaient &#233;t&#233; mis &#224; sa disposition. C'est le contenu de ces m&#234;mes pages que vous lisez actuellement. J'ai pris soin d'&#233;crire les premiers et derniers paragraphes de ce manuscrit, laissant Euclide s'adonner &#224; son dernier exercice d'&#233;criture pour sa partie astrale.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;	L'&#233;cume aux l&#232;vres, il trancha &#226;prement les chairs, mettant un terme &#224; toutes ces satan&#233;es j&#233;r&#233;miades.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Ma&#238;tre Zongo&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Exercice d'&#233;criture forc&#233;e n&#176;42,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Co&#233;crit par le disciple n&#176;324&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Uzerche</title>
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		<description>Par del&#224; les vallons, surplombant la V&#233;z&#232;re, des pierres insensibles au temps s'organisent en des constructions d'un autre &#226;ge, r&#233;volu mais demeurant ; village atemporel et immobile dont le silence et l'absence de mouvement permet au regard de le transformer en un instantan&#233; photographique. Au d&#233;tour d'une ruelle, les pav&#233;s couvrant le sol font soudain ressurgir le claquement des sabots des chevaux qui, dans des temps anciens, arpentaient infatigablement les voies, jamais las de leur avanc&#233;e. Du haut (...)

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&lt;a href="http://www.les-editions-black-out.com/-Marine-Laplaud-.html" rel="directory"&gt;Marine Laplaud&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;Par del&#224; les vallons, surplombant la V&#233;z&#232;re, des pierres insensibles au temps s'organisent en des constructions d'un autre &#226;ge, r&#233;volu mais demeurant ; village atemporel et immobile dont le silence et l'absence de mouvement permet au regard de le transformer en un instantan&#233; photographique. Au d&#233;tour d'une ruelle, les pav&#233;s couvrant le sol font soudain ressurgir le claquement des sabots des chevaux qui, dans des temps anciens, arpentaient infatigablement les voies, jamais las de leur avanc&#233;e. Du haut de son promontoire, la ville se dresse, hautaine et secr&#232;te, d&#233;voilant sous le murmure de la pluie des tourelles d'angles arrondies ornant les demeures telles de pr&#233;cieuses parures dont elles ne sauraient se d&#233;v&#234;tir sans rompre le charme d'un sentiment d'immortalit&#233;. Mais cette apparente immuabilit&#233; se rompt quand peu &#224; peu, le brouillard de la rivi&#232;re s'&#233;l&#232;ve et reproduit les m&#233;andres de l'eau dans les airs, cr&#233;ant ainsi une composition myst&#233;rieuse et funeste. Et, lorsque cette brume impalpable et pourtant si pr&#233;gnante atteint la ville, les demeures s'effilochent sous sa pesante &#233;paisseur en m&#234;me temps que les pierres sont englouties par la bruine n&#233;buleuse. Alors, les tourelles en poivri&#232;re, enfin lib&#233;r&#233;es de leur support, entament lentement leur danse tournoyante sur une m&#233;lodie compos&#233;e des cris d'effroi des Uzerchois.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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