Adobe Systems

Et si l’humain n’était que marchandise...

L’inconscience d’un Président trop zélé

La nuit du 4 Juillet 2006, à très exactement 05 H 52, ou 53, enfin, aux alentours de 05 H 52 minutes et 30 secondes, notre cher et tendre Président – ho ! si tendre Président – enfila son ciré poussin-pêcheur ma foi très saillant et sortit, comme à l’accoutumée, dans son jardinet coquet – mais par trop exigu et mal entretenu –, pour aller y traîner dans le froid et sous une pluie battante son pauvre petit Chi-tzu (phonétiquement [fji dsy]), d’apparence très stupide mais plutôt sympathique.

Tel chien, tel maître.

Cette sortie, devenue habitude obligatoire des deux bouts de la laisse, était rituellement dirigée par le tendre maître pour que la carpette ambulante soulage ses besoins naturels et surtout, pour épargner ses tympans hypersensibles d’administrateur (et ceux du pauvre petit chien ne l’oublions pas) des râles matinaux de sa douce moitié.

Notre tendre Président pataugeait donc dans sa broussaille boueuse, pensif ou céphalo-sodomite, il piétinait sur place en attendant que son pauvre petit compagnon daigne quitter le perron et aller faire ce qu’il avait à faire.

« Dépêche ! » Gueula gentiment notre tendre Président à son pauvre petit chien qui n’aimait pas la pluie.

L’envie vainquit sûrement.

Le couple fit la traversée embourbée du carré d’herbe folle et parvint au portique d’entrée, puis au trottoir, au caniveau, et à la bouche d’égout béante. La bouche d’égout béante atteinte, le pauvre petit chien n’était plus q’un pauvre petit amas de boue à la queue frétillante.

Il fit.

Un violent éclair vint âprement frapper le fier peuplier ornemental qui surplombait le couple ; il craquela, céda brusquement et vint dans une douce mélodie attendrir la chair et évider les tripes de notre Président, dorénavant mou.

Le pauvre petit amas de boue, la queue toujours frétillante de vie et la tâche enfin effectuée, alla récupérer sa laisse au poignet sanguinolent de son maître, mou. Il l’attrapa de ses mignonnes quenottes et retourna vite au chaud se blottir au coin de son radiateur préféré, dans son panier confortablement molletonné.

 

Le petit journal des amis de la politique

 

                                         Haut de page

 

Zone de Texte: « Dépêche ! Gueula gentiment notre tendre Président à son pauvre petit chien qui n’aimait pas la pluie. »

Bienvenue sur le site des éditions Black-out...

Pour ne pas oublier...

L’éplucheur d’ours en peluche

Les ours en peluche, beaucoup d’enfants en possèdent un voire plusieurs. Cet être de convoitise, lorsqu’il est exposé sur les étalages de magasins en période de noël, suscite une haine viscérale chez celui qu’on appelle l’éplucheur d’ours en peluche. Le regard attendri de tous ceux qui aiment ces objets de tissu n’est, pour lui, qu’une fascination désuète, héritée du XIXème siècle.

Loin de prendre conscience de la peine qu’il peut engendrer, cet homme a pour travail (c’est lui qui le dit) de transpercer, éventrer, émasculer, éborgner, égorger, écarteler et démembrer tout être textile qu’il rencontre. Cet emploi lui a d’ailleurs valu le refus d’accès à certains étages de grands magasins, ceux-là même où se réfugiaient les fameux « nounours », idoles des petits humains. Il est vrai que son attitude précocement pathologique a déjà inquiété de nombreuses mères de famille, l’ayant surpris, à la sortie des maternelles, alors qu’il effectuait ses gestes disgracieux. Au bout du compte, il n’a torturé, jusqu’à présent, qu’une centaine de bêtes, tant son action est visible et immorale aux yeux de beaucoup. Pourtant, sa cause est légitime, il veut rendre l’existence propre à chaque bout de tissu, rembourrage, bouton qui compose l’être superficiel vénéré des gosses.

Pourquoi le reflet de la lumière, dans l’œil de cette peluche, le rend si triste ?

C’est le bouton qui est triste.

Pourquoi cette représentation animalière est-elle si douce ?

C’est le tissus qui est doux.

Bref, l’ours en peluche n’est qu’une composition purement nécessaire à l’existence d’autres êtres, à leur soi-disant éveil mental : l’habitude bien humaine de se réfugier auprès de quelques icônes ou fétiches, sur lesquels on projette nombre de vertus auxquelles on ne peut que croire tant le vide existentiel ou cérébral de certains est grand. L’éplucheur d’ours en peluche effectuerait alors un travail de purification des symboles, laissant ainsi des petits êtres sans repères artificiels, sans valeurs préconçues, dont le comportement à venir ne serait plus que le fruit d’une expérience empirique et non d’un merdier culturel d’un passé transmis entre générations dégénérées aux discours des plus moraux.

L’éplucheur d’ours en peluche ne servait aucune cause, mais il le faisait bien.

 

Bastien Marié

Haut de page

 

Google
 

 

Un peu de lecture ?

Qui conduirait le monde ?

Y aurait-il quelque chose à diriger où nous laisserions-nous bercer par les flots instables d’un ignoble bourreau nommé « bénéfice » ? Enfanté par ses propres victimes, lancé sans conscience dans ce vaste sacrifice ignoré des Uns et subi des autres...

Les Uns n’ont qu’un espoir et le dévouent, aveuglés par un ravissement devenu outrageux, à cette nouvelle icône diabolique qui les asservit sournoisement pour les parfaire sans gêne dans leur cocon de soie.

Les autres ne peuvent qu’attendre leur tour ; ils se dévouent aux Uns, aveuglés par l’illusion, convoitent soie et béatitude sans ne jamais atteindre l’espoir d’engranger la bête, l’idiotie rendue maître.

Qui ? Qui utiliserait les fils du destin pour s’amuser de cette humanité fourvoyée ? désespérément poussée à gravir nœud par nœud la corde infinie du profit, occultant les simples plaisirs jusqu’à ranger la séculaire quête de sérénité dans l’oubli. Mais comment les Uns et les autres pourraient-ils atteindre l’ataraxie quand la main du maître soutient la faux au dessus de leur tête ?

Le leurre reste toutefois trop appétissant pour que l’Homme s’en écarte et se concentre sur l’ouvrage de tempérance pécuniaire. Il s’affère de préférence à courir après la carotte pour ne l’atteindre qu’en pleine putréfaction, pour l’effleurer du bout d’un doigt cyanosé et l’observer s’écarter devant la fatalité.

L’avenir des disciples - les Uns comme les autres - est voué à l’obscurité ; et pour ceux qui ne se prosternent pas au sein des autres, l’horizon n’apparaît pas plus certain, car celui qui ne se plie pas aux exigences du maître subit les outrages du temps.

La sinistre envie du maître a converti toutes les croyances et les a surplombées. Son unicité est proche. Lui seul est irremplaçable. Lui seul sera maître de l’univers. La terre enchaînée de maillons dorés est cadenassée par le maître. La clé, jetée à la plèbe, est enfouie sous le maître.

Ses sbires dirigent déjà politiques et religions, arts et intellects, physiques et psychés, corps et âmes humaines, ils se prennent pour uniques patrons, vouent leurs employés au culte du despote totalitaire et mènent fièrement leur radeau de brindilles sans soupçonner l’offrande.

Nul ne peut être assuré de sa reconnaissance car telle la marche ignée il ne peut être deviné ; sa propagation est aléatoire et dépend d’un des grands ostensibles : la bourse, aux rouages abstrus et uniquement accessibles aux Uns.

Mais quand l’humain se joue du mesquin, celui qui manipule ne se surmène point…

 

Extrait des Pensées du Gonzo

                                                      Haut de page

 

Black-out

Tous droits réservés

 

Plus de lecture

 

 

Toute critique est bienvenue

 

 

             Contacts d’intérêt :

 

                                       Chronique d’une société en péril.

                                       Un lot de dictionnaires instructifs et ludiques.

 

SARL Black-out

Siret : 490 936 309 000 15

 

Messagerie : contact-black-out@voila.fr

 

 

 

Page 1:

L’éplucheur d’ours en peluche

 Et si l’humain n’était que marchandise...

L’inconscience d’un Président trop zélé.

Page 2:

Carriériste et Rat défaitiste

Page 3:

L’héritage des anciens

 

Site optimisé pour Internet Explorer