Pour moi le second degré, c’est dire le contraire de ce qu’on pense pour confondre ceux qui penseraient ce qu’on dit. Christian Brissart
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Romano Vlad Janulewicz

Tournant(e)s

jeudi 15 avril 2010, par Blackout

TOURNANT(E)S
 
Le soir tombe sur la cité des Eaux Blanches où l’air d’août, lourd et moite, semble envelopper chaque bruit d’un léger capiton. Dans ce crépuscule insonorisé, les tours de béton se découpent sur le ciel bigarré orange violet. Tandis que la nuit avance, les lumières s’allument par dizaines aux fenêtres ouvertes sur le vaste et désert océan de bitume. Parkings. Rues. Parkings. À peine visibles, dans le lointain obscur, une aire de jeux pour enfants et un enclos pour le caca des toutous.
Il est plus de 23 heures. Au pied du bâtiment H, plongées dans la pénombre, rôdent les silhouettes silencieuses, actrices de l’économie souterraine locale. Ici, une dose de poudre enveloppée dans du film alimentaire, là une barrette de shit. De temps à autre, un fantôme se fait piéger par la lumière d’un réverbère et répand sur le trottoir une ombre géante et difforme.
Une Audi A3 blanche roulant au pas, tous feux éteints, émerge du néant et vient se garer le long du caniveau. Deux ombres sortent du véhicule et se dirigent vers l’entrée H d’un pas décidé. En passant, elles font un signe aux autres qui déambulent là. Les spectres — deux hommes d’une trentaine d’années — pénètrent dans le hall tagué et baigné d’une lueur jaunâtre où l’odeur d’urine rance se plaque sur leurs visages comme un masque de cire fondue. Nouveau signe aux jeunes assis au pied des escaliers. Les deux hommes longent la cage d’ascenseurs, s’engouffrent dans l’obscurité de l’escalier en colimaçon qui mène aux caves et descendent les marches à la lueur de leurs torches électriques.
— Ma parole, Jaoued, ça m’fait plaisir que t’aies accepté mon invitation. Tu vas voir enfin comment j’suis motivé !
— Vas-y, c’est moi qui t’ai d’mandé d’arrêter d’faire la tapette, non ? Et si tu veux ta part du gâteau, tu dois faire tes preuves. Là-d’sus, tu m’dis qu’t’as une surprise pour moi, alors j’suis là, hein ? Bon alors, c’est quoi l’histoire ?
Allan sourit d’un air malicieux.
— Attends d’voir !... J’veux pas tirer des plans sur la comète, fils, mais j’crois qu’tu vas kiffer !
 
Deuxième sous-sol.
Jaoued et Allan avancent dans le sombre labyrinthe de béton où flotte une odeur d’excréments et d’huile de moteur usagée. Les caves s’alignent comme des cellules de prison dont on aurait fracassé les portes. Ils s’enfoncent dans les entrailles du bâtiment où les « gens honnêtes » ne s’aventurent pas. Même les schmitts ne font jamais de descente ici. Les deux hommes s’engouffrent dans une coursive au sol humide et glissant, ils parcourent quelques mètres avant d’apercevoir une lumière émanant d’une des caves. Les insolentes déclamations de Tunisiano tranchent comme des lames et se font plus fortes au fur à mesure qu’ils approchent.
…« Hein ? T’aimes pas mes airs, ni mon vocabulaire ?
Tu m’trouves vulgaire parce que j’communique ta mère !
Y’a plus l’droit de fumer un pet’,
Ou plus l’droit d’aller aux putes,
Plus l’droit d’trainer avec tes potes,
C’est ça qu’les bâtards scrutent.
Après les bleus d’Santini, experts en football,
V’là les bleus d’Sarkozy, nouveaux experts en flashball »…
— On y est, chef, suis moi !
Jaoued lui emboîte le pas.
— R’garde un peu c’qu’on a pécho chez ces bâtards du Val Bleu !
Au milieu de la cellule éclairée sommairement par deux lampes de poche orientées vers le plafond, une fille nue, avec un sac sur la tête, est maintenue au sol par deux lascars. Jaoued reconnaît Max et Joshua, du G. Max a amené son rottweiler, occupé à ronger un gros os dans un coin de la pièce, derrière son maître. À côté du molosse, un poste de radio crache les morceaux de rap d’une compilation maison. Dans le coin opposé, tapi dans l’obscurité, un amoncellement de vieilles couvertures dissimule ce qui semble être du matériel informatique et des cartons d’écrans plats grand format.
— Tringler une d’leurs belettes, j’me suis dit qu’ça les f’rait réfléchir l’prochain coup qu’ils auront envie d’venir bicrave sous nos f’nêtres, explique fièrement Allan...
— Hein ? Putain mais pourquoi tu m’as rien dit ? C’est quand qu’ils ont fait ça, ces enculés, hein ?
Allan prend Jaoued par l’épaule.
— Hé, t’énerve pas, fils, tout roule !
— Ouais, bé l’mois dernier on a d’jà déchiré leur race à des creuvards qui voulaient chourave nos caves ! Comment on les a castagnés grave ! Alors t’as intérêt à m’en parler la prochaine fois qui s’passe un truc avec ces bouffons du Val Bleu sinon j’te défonce ta sale gueule de pédé, t’as compris ?
Face à la mine anxieuse d’Allan, Jaoued se radoucit.
— Bon, c’est pas si grave pour s’coup-là, tu débutes avec moi, mais fais gaffe à toi ! Allez, on en r’parlera plus tard ! En tout cas, ta p’tite réunion pour fêter not’collaboration, c’est une putain d’bonne idée ! lance-t-il en se frottant les mains.
— Tu m’as bien dit qu’tu voulais une preuve que j’rest’rai pas pédé toute ma vie, pas vrai ? Tu voulais qu’j’me lève une meuf ? Et un peu d’distraction nous f’ra l’plus grand bien ! Allez, détends-toi, Jaoued, picole et baise !
Les deux hommes échangent un regard amusé puis évaluent le corps dénudé et l’entre-jambe épilé qui s’offrent à eux.
— Quand on l’a embarquée, c’était une vraie tigresse alors on lui a collé quelq’ chiques. Tu vois, elle est docile, maint’nant. Alors, tu t’en occupes ?
Jaoued secoue la tête.
— D’habitude, j’laisse personne m’griller ma place pour une BG mais vu qu’tu veux m’prouver ta bonne foi, à toi l’honneur ! Allez, t’es presque mon associé, là ! Vas-y, lâche-toi ! Montre-moi qu’t’es pas qu’une taffiole ! taquine-t-il.
Allan s’approche de sa proie en roulant des mécaniques. À le voir, on dirait qu’il est sur le point de s’installer au volant d’une belle bagnole de tuning. La fille tente de se débattre mais Max et Joshua raffermissent leur prise. Allan se frotte énergiquement à son entrecuisse où il glisse quelques doigts avides afin d’élargir le passage. Les autres l’applaudissent et le charrient. Après une minute de travail acharné, il est en place. Pour une fois, il s’accommode parfaitement de ce coït hétéro. Avec une autre fille, ça serait différent, évidemment, mais cette chaudasse représente ce qu’il espère depuis un bout de temps. Grâce à elle, Jaoued va enfin le prendre au sérieux, il ne vomira plus son homosexualité. Et puis surtout, il saura qui commande vraiment aux Eaux Blanches...
…« Mais bon, il n’y eut pas de répit, pas de trêve...
Pendant des heures et des heures,
Je lui ai mis la fièvre...
Pendant des heures, des heures... »…
Kool Shen et Joey Starr s’accompagnent et se font écho d’une voix traînante. Leur refrain lancinant se consume et résonne comme une incantation prélude à la transe.
Allan jouit rapidement ; il est tellement excité par la viscosité brûlante dans laquelle il se démène qu’il réarme presque instantanément. Son assaut se poursuit encore quelques minutes au terme desquelles il se retire avec regret.
Jaoued enquille une rasade de whisky et file une tape sur l’épaule d’Allan qui remonte son pantalon.
— T’as bien bossé, man, j’suis fier de toi, associé, glisse-t-il en prenant son tour.
— Hé, attends, mais t’as mis une capote ou j’hallucine ? T’es mytho ? remarque Allan, qui s’attire en retour un regard contrarié dans lequel il croit lire de la gêne et de la colère.
— Fais pas chier à faire ton psychiatre, j’me fous une capote si j’veux ! Tu sais si elle est clean, c’te pute, toi ? s’écrie Jaoued en gesticulant.
— Non, j’sais pas, j’sais pas, vas-y...
— Alors dégage et laisse-moi prendre mon pied !
— Ok, Ok, laisse tomber, baise-là comme tu l’sens, fils, j’m’en bats les couilles !
Sous les encouragements de Max et Joshua, Jaoued se met en place et commence à s’activer. Il frictionne et malaxe sans douceur les seins légèrement siliconés qui tremblent au rythme de ses va-et-vient. Il la trouve un peu étroite à son goût — il faut admettre qu’il est plutôt bien monté — mais cela ne gâche rien à son plaisir, la fille est bombax.
En y réfléchissant, il se dit qu’il a bien fait de pourrir la vie de cette petite taffiole d’Allan qu’il a rencontré l’an dernier, en sortant de prison. Jaoued reprenait les affaires et Allan cherchait à combiner. Allan a du talent, il est malin, il a la tchatche mais problème, il est homo. Et Jaoued ne s’associe pas avec un pédé, il n’a aucune envie de se faire enculer, sans mauvais jeu de mots, il a assez donné en prison. À Fresnes, il se faisait choper dans les douches par une bande de petites tarlouzes — dans les douches, on se méfie jamais assez. S’il avait attendu après les matons pour calmer le jeu, il y serait encore. « Mon lapin », qu’il l’appelait, le Lorenzo, quand il se l’attrapait avec ses copines. Jusqu’au jour où Jaoued lui a bien pété le nez, à ce suceur de bites. Mais sa rébellion ne lui a valu que des représailles en série (viols redoublés en fréquence, fractures multiples...), et il a dû réclamer la protection du Père Michard, un vieux de la vieille condamné à perpète et proposant aux plus faibles les services de sa bande de gros bras. Une période douloureuse qui met à mal l’orgueil de Jaoued et qu’il préfère ne pas évoquer...
En tout cas, si leurs chemins ne s’étaient pas croisés, Allan aurait persisté dans sa voie contre-nature, se complaisant dans son cercle vicieux. Il se serait sans doute égaré et enfoncé plus encore dans son aberration sexuelle, passant son temps à fantasmer en secret sur quelques-uns de ses potes et à se branler dans les chiottes en pensant à leurs petits culs poilus...
Rien que d’y penser, Jaoued a la nausée. Heureusement, Allan vient de lui prouver qu’il souhaite s’engager sur la bonne voie, même si Jaoued ne lui a pas vraiment laissé le choix pour marcher avec lui dans son business.
De la gorge de la fille s’élèvent des plaintes saccadées. Plaisir ? Douleur ? Épuisement ? Peur ? Cette salope commence à rendre Jaoued complètement dingue. Il veut la faire hurler, la faire supplier, la soumettre totalement, l’anéantir, l’humilier ; il veut la transpercer, la déchirer, il veut l’entendre pleurer sa race. Il accélère un peu et donne à chaque secousse un coup de boutoir plus puissant, plus profond ; son excitation grimpe en flèche à présent que le râle de la fille est une plainte continue.
Dans le poste de radio, Monsieur R donne la cadence.
…« La France est une garce,
N’oublie pas de la baiser
Jusqu’à l’épuiser.
Comme une salope
Faut la traiter, Mec !
Mais n’oublie pas qu’ici, c’est chez toi,
Mets-toi à l’abri mets-toi »…
Porté par une pulsion soudaine, Jaoued la retourne sans effort et se met à la pilonner comme s’il voulait entrer en elle tout entier. Il perd la tête, il a l’impression de revivre le moment où il a fumé ce type à la sortie d’une discothèque parce qu’il collait sa petite sœur Adja d’un peu trop près. Bilan, sept ans à Fresnes — il en a pris pour dix mais grâce aux remises de peines sa libération a eu lieu plus tôt.
Les fesses charnues rebondissent au rythme de son bas-ventre qui les fait claquer de plus en plus rapidement à chaque contact. Il maintient la croupe avec force, ses doigts s’agrippant à la chair si ferme, il pèse sur la fille de tout son poids, et devient sourd aux exhortations et aux vannes de ses copains de jeu. Dans la lumière vacillante des torches électriques, le corps de la fille luit comme s’il était couvert d’onguent.
Max essaie de prendre une photo avec son téléphone portable.
— Wou ! R’garde c’qu’il lui met ! Un tremblement d’terre, j’arrive même pas à cadrer !
— La vie d’ma mère, elle adore ça, c’te chiennasse, écoute-là ! renchérit Joshua.
La fille suffoque. Jaoued se dit qu’elle doit crever de chaleur avec ce truc sur la tronche, et que le feu qu’il lui met n’arrange rien à son incendie. Brune ? Blonde ? Châtain ? Il se demande à quoi elle peut bien ressembler. Est-ce qu’elle a un joli visage ? La pensée qu’Allan a dû l’ensacher tellement elle est moche fait irruption dans son esprit. S’il n’était pas tant occupé à la défoncer, il se marrerait.
Jaoued s’essouffle lui aussi, la sueur coule le long de sa colonne vertébrale. Il donne à sa monture la fessée la plus violente qu’elle ait sans doute jamais reçue, quand un long frisson remonte le long de ses jambes et court sur ses reins, signe qu’il ne va pas tarder à lui balancer la purée. Il soutient l’effort comme un marathonien sur le point de terminer sa course mais s’arrête soudain. À cause du canon braqué sur sa nuque.
— Ferme-là, mon lapin, et continue à baiser la pute ! Jusqu’à l’os ! Mais d’abord, fais tomber ta capote ! ordonne la voix dans son dos.
…« Les problèmes sont en effet de taille,
Mais est-ce qu’on peut les résoudre à base de drive-by ?
T’es trop jeune gars, pose ton gun
Avant que ne sonne le glas,
Ou bien ne résonnent les pas de celui qui va te mettre au pas.
Joue pas les champions, non ! Joue pas les champions »…
Jaoued se rallie aux conseils avisés de Kool Shen. Joey Starr rugit.
Jaoued lance un regard rapide à Allan et aux deux autres : leurs visages sont toujours à la fête. En une seconde, il évalue ses chances. Solitude. « Mon lapin ». Des images lui reviennent en mémoire, il se rappelle l’haleine chaude chuchotant à son oreille « mon lapin, t’es tout doux mon lapin ». Un nouveau frisson — d’angoisse, celui-là — parcourt son épiderme suant. Jaoued enlève son préservatif qu’il jette sur le côté et se remet péniblement à l’ouvrage. Le cœur n’y est plus mais il ne faiblit pas pour autant. Une minute plus tard, son corps est mis en branle, dans un gémissement rauque, il expulse une partie de sa vidange au plus profond des chairs endolories puis se retire brusquement pour frapper de sa verge les fesses dodues qu’il arrose, ainsi que la chute de reins, de deux ultimes jets lactescents. Puis, il lâche la fille qui s’effondre sur le flanc ; lui reste inerte, à bout de souffle, le canon menaçant toujours vissé sur sa nuque.
— Lorenzo, mon cousin, t’as le sens de la fête, toi ! J’suis content qu’tu sois pas resté toute la soirée sous tes couvertures toutes pourries ! lance Allan, hilare.
Lorenzo pousse un peu plus fort sur son pistolet.
— Bah ouais, faut bien lui en met’ plein la vue à not’ p’tit caïd de merde qu’est même pas foutu d’se prom’ner avec son gun !
Il ébouriffe de sa main les cheveux de Jaoued.
— Dis-donc, tu m’as vraiment manqué mon lapin,... et tu vois, quand je suis sorti, la première chose que j’ai voulu faire c’est venir te voir... ça te fait plaisir, hein ?...
Jaoued dévisage Allan et les autres d’un regard glacial.
— Tu m’as bien niqué, espèce de chacal...
— Bon, ça y est, Monsieur a fini avec sa salope ? Alors on va la laisser respirer un peu, persifle Lorenzo. Allez, enlevez-lui son sac !
Allan et ses acolytes étendent la fille sur le dos. Elle est inerte.
— Franchement, frère, c’était mieux que dans un film de boules, commente Joshua avec enthousiasme tandis qu’il dénoue le sac de tissu.
La fille est percluse, épuisée, son visage tuméfié. Du ruban adhésif recouvre sa bouche. En dépit de son abattement, ses yeux larmoyants semblent vouloir s’exorbiter pour fuir ce corps souillé et abimé. Son expression fait miroir à celle de Jaoued qui, dans un souffle consterné, ne peut que murmurer son prénom.
— Adja...
Les autres ricanent en voyant Lorenzo lever les yeux au plafond et mimer les violons avec son arme.
— Bon, c’est pas tout mais maint’nant qu’l’hétéro s’est bien amusé, c’est not’tour de rigoler un peu !
Puis, il se penche sur Jaoued et lui murmure à l’oreille.
— Après ça, mon lapin, t’abandonnes les affaires ! Avec ta sœurette, personne t’r’verra plus jamais...
Il est minuit quinze lorsque Jaoued est confronté à ses démons tout droit sortis de l’univers angoissant et douloureux des douches de Fresnes. Chaque lascar prend son tour et le travaille jusqu’au sang, lui arrachant des cris et des larmes de douleur. Pendant que Lorenzo et Allan s’occupent de lui, les deux autres en font baver à Adja ; puis ils s’échangent leurs jouets afin de poursuivre leur manège. Jaoued se demande même si le rottweiler de Max ne va pas finir par s’intégrer lui aussi dans la boucle.
Tandis que Lorenzo — gourmand invétéré — entame son deuxième passage en grognant de plaisir, Jaoued ne peut s’empêcher de se remémorer son entretien de la veille avec le médecin du centre de dépistage. « Monsieur El Akhrit, les résultats de vos examens sont positifs ».
Tout ça à cause d’un shoot hasardeux.
Sans capotes, Lorenzo et sa clique auront toutes les chances d’avoir tiré le gros lot.
Jaoued fait profil bas en attendant le coup de grâce. Le morceau qui tourne à présent sonne comme une promesse funeste.
…« Seul dans ma tête libre, libre d’être
Un esclave, en fait battant en retraite,
Fuyant ce monde d’esthètes en me pétant la tête.
OK, j’arrête net, j’appuie sur la gâchette. »…
Malgré la culpabilité et le remords qu’il éprouve vis à vis d’Adja, malgré la trahison d’Allan et la brûlure atroce qui lui ravage l’arrière-train, la pensée de cette contamination secrète — vengeance à retardement — diffuse en lui un sentiment réconfortant de satisfaction qui le ferait presque sourire.
Les homos, il en a vraiment plein le cul...

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