L’art contemporain se définit facilement, c’est celui que le non initié ne peut pas comprendre. Christian Brissart
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Richard Palachak

Fragments de Nuit, inutiles et mal écrits : 61-62-63

Tuesday 24 April 2018, by Blackout

Photo de Simon Woolf

Pour le livre de Richard Palachak, "Kalache", c’est par ici : KALACHE

Fragments de Nuit, inutiles et mal écrits : 61

 
– Foutrerie ! Si je suis ton raisonnement détraqué, ce qui me coûte, les signes auxquels tu crois, qui proviendraient de l’au-delà, ceux-là mêmes qui sont sensés nous guider selon toi, viseraient à optimiser les floraisons prochaines.
– Oui Felicio, c’est le principe même de l’évolution, vu que le profit des uns croît sur le terreau des autres. Et l’homme a mythifié ce mécanisme en lui attribuant le titre « d’amour ».
– Ça n’a aucun sens.
– Les gens disent : « au printemps les fleurs reviennent, les feuilles repoussent et les fruits réapparaissent. » Or c’est faux. Ce sont d’autres fleurs, d’autres feuilles, d’autres fruits qui naissent. En réalité, rien ne repousse ou ne revient, pourquoi serions-nous donc si différents de cette loi fondamentale de l’univers ?
– Pffff.... Kalache ?
– Ouais?
– T’es aussi paumé qu’un fils de pute le jour de la fête des pères. »
 

Fragments de Nuit, inutiles et mal écrits : 62

 
Une forêt de parasols avait poussé en bordure de boulevard. On y buvait debout, accoudés à des tablettes circulaires enfilées à mi-hauteur de tige, autour desquelles fêtardes et fêtards se mélangeaient sans cesse en passant d’une ombrelle à une autre, d’un seul pas. Le populo poussait de partout tel un parterre de lichen, et je ne savais plus qui tournait avec moi. De temps à autre, une vieille branche émergeait de la brumaille et mon regard vitreux tombait dessus fortuitement. Puis tout de go, des nuages bourgeonnaient devant la bougie de ma raison lunatique... et l’hallucination s’évanouissait dans la nuit.
 

Fragments de Nuit, inutiles et mal écrits : 63

 
L’affaire se déroula tout naturellement. Le couple se dévêtit dare-dare et prit une douche ardente et troublée, le corps mouillé de l’un contre celui de l’autre, mains léchouillantes et bouches unies sous la pluie fiévreuse de la purification. Le robinet d’amour de Gino l’avait dure, halluciné d’excitation jusqu’à la moelle tandis que le petit corps tonique et brun de Veronika le bécotait. Il manqua d’exploser lorsqu’elle sortit du bain pour s’essuyer de luxure, et qu’elle revint finalement... tout sourire à son prince... histoire de le sécher... tout doux... jusqu’à la dernière goutte.
 

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