Ça y est, je viens de le faire à nouveau ! Ce qui me rend assez fier de moi, en réalité. A ce rythme, je sens que ma sexualité est en train de s’épanouir pleinement. Si, si, vraiment ! Et grâce à ces expériences inédites, je me sens beaucoup mieux. Depuis que j’ai découvert ce petit jeu il y a six mois, j’ai de plus en plus de mal à m’en passer, cela met un peu de piment dans mes journées. Je ne sais plus comment cela a commencé mais je me rappelle clairement ma toute première fois. C’était avec Sylvie. Je n’oublierai jamais l’état dans lequel je me trouvais : un mélange de stress extrême (mes mains étaient froides et humides), d’excitation incontrôlable (je tremblais comme un parkinsonien au stade avancé), et d’incrédulité (cette femme superbe, à la croupe parfaite, avait quinze ans de plus que moi, était mariée et mère de deux enfants alors que je n’avais connu que des jeunettes du lycée !). Nous nous sommes vus à trois reprises et, un matin, elle est partie. Quoi qu’il en soit, je suis heureux que son époux, artisan boucher, n’ait jamais eu vent de notre aventure...Bon c’est d’accord, je vous explique tout mais promettez-moi de ne rien raconter, ok ?Ce matin, comme d’habitude, j’ai commencé par m’occuper des clients qui venaient d’arriver au magasin. La routine. En général, il y a quelques personnes de neuf à onze heures et ensuite c’est le calme plat (je ne saurais vous dire pourquoi, en fait). Après avoir pris en charge trois clients avec toute la patience et la psychologie dont je suis capable, j’avais engrangé 5874 euros TTC de contrats. Si l’on tient compte du taux de commission accordé par le patron (qui est aussi mon père, il faut le préciser...), le salaire de novembre va être très attractif ! Ce mois-ci, je ne sais pas pourquoi mais les affaires vont pour le mieux, peut-être à cause de la météo maussade ou de Noël qui approche ? Allez comprendre...Bref, toujours est-il qu’après ces fructueuses tractations, je me suis dit que je pourrais peut-être m’accorder une pause et m’offrir un petit plaisir. Il était dix heures trente environ et j’ai tout de suite pensé à rendre une petite visite à Amandine. Comme tous les matins, j’étais de permanence à la boutique. Chez les Charizzi, on est une petite entreprise familiale et la seule fois où mon père a embauché une secrétaire, ça s’est plutôt mal terminé. Elle a fini par claquer la porte au bout de deux mois, estimant que je lui tournais un peu trop autour. C’est qu’elle était sacrément bien roulée, la garce ! Oui, c’est vrai que je lui exprimais clairement l’attirance que j’éprouvais pour elle (souvent en termes crus), et je l’ai même collée deux ou trois fois dans l’arrière-salle dans l’espoir de la faire plier, mais elle a résisté à chaque fois, en me menaçant de tout raconter à mon père. La connasse ! J’ai tout de même fait une dernière tentative qui m’a valu de prendre une belle torgnole. Dès le lendemain, elle déposait sa lettre de démission sur le bureau du patron. On en est restés là.Bref, je disais donc que j’ai profité que mon vieux était occupé à ses rendez-vous matinaux pour aller la voir. Amandine ― c’est un joli prénom, n’est-ce pas ? ― était là, silencieuse, m’offrant un corps somptueux dont je devinais les courbes charnues sous le drap léger. Elle m’attendait. Je me suis avancé à pas feutrés, exagérant la félinité de ma démarche (bon d’accord, « en roulant des mécaniques » serait plus approprié...). Après m’être installé à côté d’elle, je lui ai parlé en douceur. Je lui ai dit à quel point elle me plaisait, combien je la désirais depuis notre rencontre de la veille. J’ai commencé à la caresser à travers le drap.« Arrête ! Mais qu’est-ce que tu fais ? Arrête, Stéphane, tu sais bien que c’est interdit, cesse tout de suite... »Je n’étais pas certain de l’entendre me parler, je devais délirer tellement j’étais excité. Vous comprenez qu’à cet instant je ne pensais plus avec mon cerveau. Tout semblait tourner autour de nous dans un tourbillon argenté au centre duquel Amandine et moi nous tenions, immobiles. Seuls dans l’œil du cyclone. J’ai continué ma manœuvre, et mon exploration. Le tissu a glissé le long de son buste vallonné, puis de ses cuisses pleines et fermes. Sa peau blanche était lumineuse, parée de mille admirables taches de rousseur. Elle me rendait fou.« Tu n’as pas le droit de faire ça, imagine ce qui se passerait si ton père déboulait maintenant ! Ou si quelqu’un l’apprenait ? Ça rendrait ta mère complètement folle ! Réfléchis ! »Elle faisait sa mijaurée mais je savais bien au fond qu’elle n’attendait que cela. D’ailleurs, elle n’a pas essayé de se débattre ou de se soustraire à mon étreinte qui se faisait de plus en plus dominatrice. Mon désir croissait à chaque seconde et il me semblait que mon pénis allait s’extirper brutalement de mon pantalon en faisant sauter ma boutonnière. N’y tenant plus, je l’ai libéré de sa prison sous-vestimentaire... Ensuite, j’ai serré Amandine contre moi (la fraîcheur de sa peau a calmé pour un temps mon sang en ébullition) et l’ai pénétrée avec force. Une brûlure m’a irradié tout d’abord et après une minute ou deux, tout s’est amélioré. J’ai pu aller jusqu’au bout de ce pour quoi j’étais venu, terminant notre ébat dans une saccade infernale. A l’instant crucial, je me suis permis une fantaisie en lui léchant la figure avec insistance. Et je l’ai humée. Elle sentait bon. Oui, je l’ai baisée jusqu’à l’os, comme un animal ! Puis, je l’ai regardée dans les yeux et lui ai souri. J’ai eu l’impression que des larmes perlaient au coin de ses yeux. Elle se souviendra de moi longtemps si j’en crois la mine comblée qu’elle affichait : visage détendu, tête sur le côté, bouche entrouverte, ses cheveux flamboyants en désordre. Je l’ai mise dans un sacré état, la chienne ! Pas comme Laura, une ex du lycée, une véritable frigide impossible à satisfaire (quelles que soient la taille et la forme des objets qu’on lui mette là où vous savez !).« Stéphane, tu es une bête de sexe », m’a dit Amandine dans un souffle presque inaudible. Son murmure, comme une caresse, m’a fait frissonner de plaisir alors que je me retirais de son intimité étroite et visqueuse. Je l’ai embrassée, cette fois avec tendresse. J’ai remonté mon pantalon et m’en suis retourné au magasin.« Faut que j’aille bosser ! » lui ai-je dit.En bonne fille docile, elle a accusé le coup sans un mot et n’a rien fait pour me convaincre de rester. Allons, ne me jugez pas, je ne suis pas le macho ni le monstre d’égoïsme et d’indécence que vous imaginez. Je suis avide de découverte, d’originalité et de sensations fortes, c’est tout. Je suis célibataire, je n’ai rien à me reprocher. Pourquoi mettre des freins à ses envies ? Ne dit-on pas qu’il est interdit d’interdire ? Certes, j’ai reçu une éducation banale issue du moule judéo-chrétien, baignée d’amour et de respect de l’autre. J’ai toujours été poli et posé, mes parents m’ont élevé avec justice et bienveillance, et je les en remercie. Mais tout cela, c’est des conneries quand on se retrouve face à une telle bombe !
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