Ha… D’épaisses volutes de fumée ocre masquent en partie son doux visage… Néanmoins… je le connais si bien – ancré qu’il est dans ma mémoire – que pour en avoir une image nette, il me suffit de sceller les paupières... Je n’ai même pas à réfléchir – nul besoin de concentration –, son regard, son petit nez, son sourire, ses pommettes irisées occupent toutes mes pensées, comme une sorte de persistance rétinienne dont je ne saurais me séparer… et cela, même en regardant fixement les flammes durant une éternité…
Accueil du site > Lectures > Extraits > "Nouvelles Noires" > Ecueils... F.Garcia-Carpintero > Opus deuxième > Cherry
Cherry
lundi 23 février 2009, par
