C’est dans un enchaînement à manquer de souffle, où le narrateur passe du coq à l’âne, passant, repassant, virevoltant et jetant l’esbroufe sur une histoire loufoque, que Christian Brissart nous amène, par le biais de son narrateur Jason, sur des questions de cinquantenaires. Trop gros pour s’apprécier, trop vieux pour s’améliorer, cet employé de banque déprime : m’aime-t-on ? Qui suis-je vraiment ? Pourquoi je déprime ? Et pourquoi ce régime ? Et cette fille dont je ne me souviens guère, l’ai-je vraiment tuée ? Et Zoé, que me veut-elle ? Et Suzanne, quand arrêtera-t-elle de jouer ?C’est en jetant un regard critique sur la cinquantaine que Jason, va tour à tour être accusé de meurtre, innocenté, fuir, revenir, tuer, re-être accusé… Une intrigue des plus originales, une écriture à vous laisser sans voix (et surtout sans souffle), des rebondissements en tout genre, bref, L’Odeur de l’eau, c’est la déroute à chaque paragraphe, qui nous guette et nous surprend.
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Centre Régional du Livre - Parution de "L’odeur de l’eau" de Christian Brissart
mercredi 17 juin 2009, par
