DédicaceSaint-Yrieix-la-Perche le bled... Employé de banque marchand de vent truand, intrus de la ville parachuté dans ce lambeau de campagne, mauvais œil. J’habite un deux pièces, la moitié de mes bagages ne sont pas défaits ils prennent la poussière dans l’autre moitié de l’appart. Le soir je rentre je baffre, dix-neuf heures je me couche, vide. Un jour plus gris que les autres une boîte de cachets. Saint-Yrieix-la-Perche, c’est alors que tu me l’as tendue. Pas rancunier, la dernière fois qu’on s’était causés c’était pour se chicorer une place à la cantine. Alors maître des lieux syndicaux tu m’as ouvert la porte, largement :Alors j’ai pansé ma plaie en accompagnant enfants et adolescents, largement moins cons que leurs parents, au cheval à l’escalade au V.T.T, à l’amour à peine caché dans les fourrés, puis ce fut la culture, je tapissais les murs gris de la cantoche de tableaux que je ne comprenais pas toujours et plus j’avais la rage et plus les tableaux loués à l’Arthothèque étaient abscons.Et puis ce fut le bonheur absolu, le voyage, en touriste cependant, au Burkina Faso, le pays de l’homme intègre, où j’ai pensé l’espace d’une bouffée au point de non retour.Alain, merci.
30 avril / Dédicace
jeudi 30 avril 2009, par
