L’argent, le prince et la jeune filleOncques ne vit jamais dans cette ville obscureDe famille aussi riche et de blonde aussi pureQue cette jeune fille emmurée dans ces lieuxQue le père gardait clos pour la surveiller mieux.Jamais elle ne sortait et pour unique donPour unique cadeau pour seule récompenseElle touchait de l’argent et pour chacune offenseOn ôtait une pièce de son rose cochon.Aussi lorsqu’elle sort naïve et réjouieDe sa tour d’ivoire de son cachot joliCroise un prince à cheval rutilant et presséNaïve elle le veut derechef acheterD’abord interloqué, il éclate de rirePuis poursuit son chemin elle tombe de si hautQu’elle saute dans les douves boueuses du châteauDieu ce jour empêcha la blonde d’en finirEt la boue des fossés la protégea longtempsDes rhumatismes osseux et des affronts du tempsSi morale il y a elle est de bonne augure :L’argent tue le bonheur,mais inventa les cures.
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25 septembre / série "Neuf chansons inédites, sans musique."
25 septembre / L’argent, le prince et la jeune fille
samedi 25 septembre 2010, par
