Farineuse honte.Guenillé comme un rugbyman après la boue et planté dans mon char pour une bonne demi-heure, j’attends ma puînée qui sue à la musculation. Erreur de fuseau horaire. Radio à fond, Bombardé à la pub pendant trente minutes. Trop dur ! Dix balles dans la boite à gants, une boulangerie, une petite quiche ! Sauvé ! Perdu ! Douze balles, la quiche. Des croissants, j’en veux pas... Je ressors maudissant sans mot dire. Il est dix huit heures trente, elle ne les vendra plus ses quiches, peut-être que dix balles... Jouable...- Pardon madame, j’aurais voulu une quiche, mais je n’ai que dix francs sur moi !Ma voix fond comme un sorbet à la fraise, je m’étale lamentablement et une flaque rose murmure :- Un croissant, s’il vous plaît...Elle me sert aimablement, puis avec le sourire de Muriel Robin, ajoute dans mon sac une mini viennoiserie.“Tenez, mon brave et bon appétit !” Ajoute-je mentalement et sors-je, la langue entre les jambes.Je dois gagner deux fois ce qu’elle gagne.ce ne peut être qu’un malentendu ....
25 mars / Farineuse honte
mercredi 25 mars 2009, par
