Mourir d’écrire (A Fabrice)Minuit, l’heure des écrivains enfiévrés. L’E.D.F vient de couper la ligne (plus d’oseille). Sur la table une méchante bouteille de Vodka, une cartouche de Marlboro, la clope du KLU Klux Klan. Trois jours et trois nuits qu’il a commencé d’écrire. A la plume et à la lampe frontale.Sans manger.Sans dormir.Il faut finir ce putain de roman qu’il vient juste de commencer.Non stop.Une clope un verre, il continue. Page 53. Déchirée entièrement, panier à trois points qui rejoint les quarante autres pages. Il est difficile avec lui même.Page 76 cinq jours et cinq nuits qu’il a commencé d’écrire.Sans manger.Sans dormir.Quatre cadavres de mauvaise Vodka sur la table, Restent trois bouteilles pleines entre les bavures. Il faut finir...Page 100, la semaine, plus de clope, instant critique, la main crispée par les crampes écrit :F.I....Il s’écroule avant le "N" le porte-plume pénètre dans son œil gauche,Cerné.
25 mars/ série des "Mille et une façons de mourir bêtement"
25 mars / Mourir d’écrire
jeudi 25 mars 2010, par
