Le Rap de la prisere.Le réveil a mugi au temps-mi de mes verês et m’extirpe enragé de la couche de la meuf, il est sept heures. Delbor ! la journée sera rude. La legueu béante de la teusepoin a fois de mes tantevroche uchepal. J’avale en verlan mon troisième café pas encore éveillé...Le sable chaud, le soleil brûlant, le ressac,rien d’autre...Ma caisse refuse de démarrer avant de cracher mes derniers poumons. Bouchons. Le boss m’attend, au coin de son bureau mijote l’engueulade. Pause Nescafé. Une clope noie de brouillard les fumeuses embrouilles...Une brise légère berce les bateaux,on entend juste tinter les haubans...Au beau milieu des nouilles niche un poisson carré, une tache de Kiravi attaque le lino. Un café une clope une clope un café......Une moule roule accompagnant la vague...Comme tous les collègues j’use la pendule des yeux, le soleil du dehors aveugle mon écran et annihile toute velléité.Homme libre, toujours tu chériras la mer
25 août / série "Ephéméride"
25 août / Le Rap de la prisere.
mercredi 25 août 2010, par
